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Kumpiy le livre sacré - tome 1

L'oeil et le cobra

 

 

« Un bon maître est celui qui ne guide pas comme on conduit un aveugle, mais celui qui vous aide à guérir de la cécité » avait-elle ajouté doucement.

 

 

Voici une phrase prononcée par Meng Oubaseka. C’est une façon d’expliquer à ses élèves, que l’Initiation n’est pas un enseignement prémâché, ou la transmission de méthodes prêtes à l’emploi.

 

L’initiation n’est pas établie une fois pour toutes, elle doit être adaptée à chaque élève, car chacun a son rythme, chacun a des connaissances acquises qui diffèrent de celles de ses compagnons, etc.

 

Elle inclut l’assimilation des notions de base, mais le mot assimilation n’a pas le sens qu’on lui donne généralement. Il ne suffit pas de connaître intellectuellement ces notions, mais il s’agit de les intégrer totalement, de les comprendre jusqu’au plus profond de son Être, de les comprendre mais aussi de les mettre en pratique, non avec des « je dois », mais parce que « je suis ».

 

Ces notions de base ne sont pas à acquérir mais à retrouver.

 

L’Initiation nous ramène à notre véritable nature, celle que nous avons oubliée pour nous soumettre au pouvoir de l’ego. Cet ego n’est pas un ennemi, mais un ami encombrant qui a oublié que nous avons notre mot à dire, qui a oublié pourquoi nous sommes incarnés.

 

L’Initiation doit nous permettre de reconnaître cet ego dans nos paroles et dans nos actes, de nous libérer de son emprise.

 

Vous comprenez ainsi, chers lecteurs, pourquoi l’Initiation n’est pas un enseignement comme un autre, et vous accepterez qu’un véritable Maître vous en dise un peu mais pas trop, réponde à vos questions par une autre question, vous donne des réponses qui engendreront encore plus d’interrogations, vous mette sur la voie et vous lâche, vous amène devant des portes qu’il vous appartient de pousser.

 

 

 

Lire ou relire  aussi page 179 et 180, paragraphe « l’Initiation » dans « Recueil de l’Être ».

 

 

 

« L’humanité devra alors comprendre que toute voie religieuse est bonne mais qu’elle n’est pas une fin en soi. Chacune peut nous permettre de parvenir à La Connaissance". »Phrase tirée de « Kumpiy le livre sacré », tome 1, « L’œil et le cobra ».

Cette phrase engendre beaucoup de questions, chers lecteurs ! Il n’y a pas de religions qui ne soient meilleures que les autres. La religion, peu importe laquelle, est un chemin qui peut nous mener vers notre divinité, vers un soi-même intérieur. Elle est un guide, et nous naissons auprès de celle qui devra nous permettre de progresser au mieux.

Mais bien entendu, beaucoup en font un but, une règle et des rites qu’il faut suivre sans réflexion. La parole ou l’écrit devient une vérité à admettre, alors qu’elle devrait susciter un questionnement fécond, un doute aussi, non le doute catégorique qui amènera au classement en vrai ou faux, mais le doute sur la signification profonde des mots, le doute sur notre capacité à comprendre le message, à s’approcher du « vrai ». Car il est tellement simple, pour chacun de nous, d’interpréter dans le sens qui arrange nos ego.

Je vous entends déjà, chers lecteurs, me parler des guerres de religions, mais ces guerres-là n’ont de religieuses que le nom, ce sont des luttes de pouvoir qui se sont trouvé des prétextes.

Vous me parlerez ensuite de ceux qui tuent au nom de Dieu, mais ces fanatiques, même quand ils en meurent, ne cherchent que la gloire ou la vengeance.

Vous me citerez les pays colonisés et évangélisés de force, mais en y regardant bien, on verra dans les meurtres, la peur de l’inconnu ou la soif de conquête de vastes territoires et de trésors fabuleux.

La religion doit nous permettre de nous libérer de la domination de l’ego, et donc des guerres et de la violence. Mais, chers lecteurs, quand vous saurez cela de l’intérieur, seule comptera la connaissance que vous reconnaîtrez comme universelle. La particularité d’une religion vous semblera alors totalement inutile.

 

 

 

 

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